Il
est possible de lier par le sang un vampire, en l'enchaînant
comme un servant ou, parfois, comme un amant. Un lien de sang désigne
une relation de supériorité d'un individu sur un autre.
Celui qui commande est désigné sous le nom de régnant
et l'autre est surnommé l'esclave. Habituellement, les vieux
vampires sont les régnants et les plus jeunes sont les esclaves,
mais ce n'est pas toujours le cas. Une stratégie essentielle
utilisée dans la Jyhad (mais qu'aucun n'admettra ouvertement)
est d'en contrôler plusieurs, cela apporte au régnant
de nombreux pions fidèles. Pour cette raison, le lien de
sang est parfois désigné comme étant la promesse
du sang. Ainsi, les vampires doivent être perpétuellement
sur leurs gardes, ne sachant jamais exactement combien sont les
esclaves des anciens et qui ne l'est pas.
Création
du lien
Le lien de sang est créé par l'échange de sang
entre deux vampires. L'esclave doit boire celui du régnant
trois fois, en trois occasions différentes (en trois soirs
différents). Ce peut être n'importe quelle quantité
de sang ; une gorgée, un doigt ou seulement y goûter
peut être suffisant. Contrairement au pouvoir de Dominate,
il est possible pour un sang plus faible d'obtenir l'ascendant sur
un sang plus ancien.
Plus
l'esclave boit le sang, plus le lien devient solide. Comme le proverbe
le dit si bien : "L'habitude est un câble dont nous
tissons un fil à chaque jour et qui, avec le temps, devient
incassable". La plupart des régnants font en sorte
que leurs esclaves boivent leur sang plusieurs fois par an. Plusieurs
ont peur que si le lien en venait à se rompre, leurs esclaves
chercheraient la vengeance. C'est peut-être la raison pour
laquelle la plupart des esclaves sont si bien traités. Après
tout, toutes les servitudes finiront tôt ou tard par se briser.
La haine peut parfois venir remplacer l'amour et même un lien
de sang s'en trouvera affaiblis.
Lorsqu'un
vampire a été lié, il ne peut l'être
vis-à-vis d'un autre. Les vampires ne peuvent être
liés qu'à un seul de leur congénère
à la fois. Cependant certains vampires connaissent des rituels
permettant au lien de se créer avec plusieurs sangs à
la fois. En fait, une des punitions les plus sévère
de la Camarilla est d'être conduit à un conclave pour
y boire, de force si nécessaire, le sang de tous les vampires
présents. Habituellement les effets d'un lien de ce type
sont énormément plus diffus que la normale, mais pas
moins puissant. L'attachement ressentis s'exprimera envers le groupe
et non envers un individu particulier.
Tous
les personnages sont en voie d'être liés par le sang
, car leur sire leur a donné à boire au moins une
fois. Ainsi, si un personnage partage le sang de son sire deux fois
par la suite, il succombera sous les effets du lien de sang. Les
neonates du clan Tremere sont tous à deux pas d'être
liés à leur clan.
Pouvoirs
du lien
Le lien de sang tire tout son pouvoir d'une source émotionnelle.
Un esclave verra son régnant comme étant la figure
centrale de toute sa vie et deviendra invariablement obsédée
par lui. Les personnages doivent cependant faire attention de ne
pas démontrer trop d'affection pour leur régnant ;
cette situation pourrait le gêner. Même si le personnage
se méfie du régnant, il fera presque tout en son pouvoir
pour l'aider. Il ne fera jamais rien pour le blesser ou lui nuire
et tentera de le protéger du mieux qu'il peut contre ses
ennemis. Fort probablement, l'esclave insouciant finira par comprendre
ce qui lui arrive, mais cette connaissance demeurera strictement
intellectuelle et il ne fera probablement jamais rien à ce
sujet (oui, demain.. je n'ai pas vraiment le temps aujourd'hui..).
Le
lien de sang est un peu comme tomber en amour pour la première
fois, lorsque cela se produit, un personnage est pris au piège
indéfiniment. Le personnage sait qu'il est en amour et peut
haïr les actes que cet amour l'oblige à faire, mais
cela n'arrêtera pas son amour et il continuera à faire
les choses les plus stupides que seuls les gens en amour font. Le
lien de sang est probablement la plus grande émotion qu'un
vampire peut se permettre de ressentir. Lorsque le personnage entre
en scène, il est important de se rappeler cette métaphore
pour comprendre la profondeur des sentiments et l'obsession particulière
qu'il ressent pour son régnant. Un régnant avec un
haut degré de conscience pourra retourner cet " amour
", jusqu'à un certain degré.
Le
pouvoir le plus utile qu'apporte le lien de sang au régnant
est la faculté de " dominer " son esclave sans
établir de contact visuel. Tant que l'esclave peut entendre
les paroles de son régnant, il pourra être dominé.
De plus, l'esclave a une pénalité de 3 traits mentaux
pour ce qui est de remettre en question les sages conseils de son
divin régnant.
Le lien de sang apporte parfois (mais pas toujours) au régnant
des connaissances sur l'état d'esprit, l'humeur et les sentiments
de son esclave, parfois il peut même savoir où il est
à un moment précis si le lien a été
entretenu suffisamment longtemps.
Si
le régnant d'un esclave demande une faveur, l'esclave tentera
de s'exécuter dans la mesure du possible. Cependant, il ne
risquera pas son existence pour cela. Même l'amour ne peut
être à ce point aveugle. Cependant, dans une situation
d'urgence et si le régnant est attaqué, le premier
réflexe de l'esclave sera d'aller le protéger. Les
esclaves qui se sacrifient pour leur régnant sont habituels,
particulièrement si le lien est fort. Si l'esclave est bien
traité, le lien grandira en puissance. S'il est humilié
et maltraité, la haine qui se développe affaiblira
le lien et l'influence de celui-ci sur l'esclave.
Pour
contrer les effets du lien d'une façon temporaire (une scène)
et passive, un personnage doit dépenser un nombre de points
de Volonté égal au total du nombre de fois qu'il a
bu du sang de son régnant divisé par trois. Pour contrer
les effets d'une façon active, il faut dépenser un
point de volonté par tour.
Il
est possible de briser un lien de sang, mais cela est très
difficile. Pour accomplir cet exploit, il faut qu'un certain nombre
de points de Volonté soit dépensé mais surtout
que l'esclave ne se retrouve pas en présence du régnant.
Si l'esclave n'est pas en contact avec l'objet de son attachement
et ne voit pas son régnant pendant une grande période
de temps, le lien s'effacera probablement doucement au fur et à
mesure que le temps passera. Certains types de nature comme les
fanatiques et ceux qui sont enfantins peuvent ne jamais briser totalement
le lien de sang. D'autres comme les magouilleurs et les solitaires
peuvent y échapper plus facilement. Briser un lien de sang
ne peut être accomplis par l'utilisation simple de la volonté
ou l'accumulation de points d'expérience ; cet exploit doit
être suivi par le narrateur de près et doit être
joué.
On
murmure que la Sabbat connaît des façons de briser
le lien, mais que les intéressés doivent se soumettre
à la secte avant que le processus soit mis en branle. Peu
importe, ceux qui souffrent de leurs chaînes et aspirent à
une vitale liberté tentent leur chance pour échapper
à la servitude des anciens, on ne les revoient jamais.