Je
ne peux vous dire l'effroi absolu que je ressens,
écrivant ces mots pour la première fois et malgré
tout.
Peut-être le regretterai-je. Peut-être ne seront-ils
jamais imprimés.
Pourtant, il est dans ma nature de rapporter ceci.
C'est, comme ils disent, "dans le sang".
Mon
sire, et son sire avant lui, ont suivis ce grand et glorieux ouvrage.
En effet, notre vraie nature a été façonnée
par cette quête.
Nous faisons partie des Mnemosyne, les Chercheurs de Mémoire.
Précisément, on nous a commandé de rechercher
le Livre de Nod,
le grimoire de toute la connaissance de la Famille,
un recueil d'écrits de Caïn, de ses enfants et de
ses petits-enfants.
C'est ce Livre, supposé écrit pour la première
fois sur la terre de Nod,
à l'est de l'Eden, qui occupe nos cauchemars diurnes.
Et fait de chaque nuit un pénible voyage de l'ignorance
vers la vérité.
Cependant, je savoure chaque instant de ma non-vie.
Je savoure la sensation des vieilles couvertures froissées
à travers des gants de soies, tournant page après
page.
Mes mains tremblent de plaisir lorsque sous de douces lumières
tamisées
je lis une encre à peine sèche lorsque Charlemagne
était jeune.
Je savoure la douce et silencieuse terreur de lire des tablettes
cunéiformes qui menacent de s'effriter à ma seule
présence.
Plus que cela, peut-être plus que l'immortalité elle-même,
c'est la quête qui brûle à l'intérieur
de moi. C'est la recherche.
J'ai voyagé partout à travers monde, peut-être
plus qu'aucun de ma lignée.
Où que ma quête éternelle m'entraîne,
je ne devrai connaître aucune peur!
Aussi petite soit ma stature et aussi fragile soit mon corps,
mon cur est fort et mon sang encore plus.
Je n'ai pas peur d'aller dans ces lieux ténébreux
où reposent
les fragments dispersés des enseignements de notre Père.
Les
premiers temps
Je
rêve des premiers temps
Le plus lointain souvenir
Je parle des premiers temps
Le plus ancien Père
Je chante les premiers temps
Et l'éveil des Ténèbres.
Sur Nod, où la lumière du Paradis
Illuminait le ciel nocturne
Et les larmes de nos parents
Mouillaient le sol.
Chacun de nous, à sa façon,
Entreprit de vivre
Et de tirer sa subsistance de la Terre.
Et moi, Caïn le premier-né, j'ai,
Avec des objets pointus,
Planté les sombres graines
Arrosé leur terre
Pris soin d'elle, regardé leur croissance.
Et Abel, Abel le deuxième-né,
Pris soin des animaux
Aida leurs portées
Les nourris, les regarda grandir.
Je l'aimais, mon frère.
Il était le plus brillant.
Le plus doux.
Le plus fort.
Il était le meilleur
de toute ma joie.
Puis un jour
Notre Père nous dit,
Caïn, Abel,
A Lui En Haut vous devez faire un sacrifice -
Un don du meilleur
De tout ce que vous avez.
Et moi Caïn le premier-né,
J'ai réuni les pousses les plus tendres
Les fruits les plus éclatants
L'herbe la plus douce.
Et Abel, le deuxième-né, Abel
Abattit les plus jeunes,
Les plus forts,
Les plus doux de ses animaux.
Sur l'autel de notre Père
Nous avons déposé nos sacrifices
Et allumé un feu sous eux
Et regardé la fumée les emporter
Vers Celui d'En Haut.
Le sacrifice d'Abel, le deuxième-né,
Senti bon pour Celui d'en Haut
Et Abel fut béni.
Et, moi, Caïn le premier-né
J'ai été frappé de l'au-delà
Par une parole dure et une malédiction
Car mon sacrifice était indigne.
J'ai regardé le sacrifice d'Abel,
Encore fumant, la chair,
Le sang.
J'ai pleuré, j'ai serré mes yeux
J'ai prié jour et nuit.
Et quand
Père dit
Que l'heure
Du Sacrifice
était à nouveau venu
Et Abel
Mena ses plus jeunes,
Ses plus doux,
Ses préférés,
Au feu sacrificiel
Je n'ai pas apporté
Mes plus jeunes,
Mes plus doux,
Car je savais
Que celui d'en Haut
Ne voudrait
Pas d'eux.
Et mon frère,
Le bien-aimé Abel
Me dit
" Caïn, tu n'as pas apporté
De sacrifice,
Un don du meilleur
De ta joie,
A brûler sur l'autel
De Celui d'En Haut. "
J'ai pleuré des larmes d'amour alors que,
Avec des objets pointus,
Je sacrifiais
Ce qui était
Le meilleur
De ma joie,
Mon frère.
Et le Sang d'Abel
Recouvrit l'autel
Et sentit bon
alors qu'il brûlait
Mais mon Père dit
" Maudit soit-tu, Caïn,
Qui a tué ton frère.
Comme j'ai été chassé
Alors tu le seras. "
Et Il me condamna à errer dans les Ténèbres,
La terre de Nod.
J'ai fui dans les Ténèbres
Je ne voyais aucune source de lumière
Et j'étais effrayé.
Et seul.
La
venue de Lilith
J'étais
seul dans les Ténèbres
Et j'avais faim.
J'étais seul dans les Ténèbres
Et j'avais froid.
J'étais seul dans les Ténèbres
Et je pleurais.
Alors vint à moi
Une douce voix,
Une voix de miel.
Des paroles de soutien.
Des paroles de sursis.
Une femme, sombre et belle,
Avec des yeux
Qui perçaient les Ténèbres
Vint à moi.
" Je connais ton histoire, Caïn de Nod. "
Dit-elle en souriant.
" Tu as faim. Viens! J'ai de la nourriture.
Tu as froid. Viens! J'ai des vêtements.
Tu es triste. Viens! J'ai du réconfort. "
" Qui voudrait réconforter quelqu'un
D'aussi maudit que je le suis?
Qui voudrait me vêtir?
Qui voudrait me nourrir? "
" Je suis la première femme de ton Père,
Qui ne s'entendit pas avec Celui d'en Haut
Et gagna la liberté dans les Ténèbres.
Je suis Lilith.
Autrefois, j'avais froid,
Et il n'y avait pas de chaleur pour moi.
Autrefois, j'avais faim,
Et il n'y avait pas de nourriture pour moi.
Autrefois, j'étais triste,
Et il n'y avait pas de réconfort pour moi. "
Elle m'a recueilli, elle m'a nourri.
Elle m'a habillé.
Dans ses bras, j'ai trouvé le réconfort.
J'ai pleuré jusqu'à ce que du sang
Coule de mes yeux
et elle les a embrassé.
La
magie de Lilith
Et
je suis resté un temps
Dans la demeure de Lilith
Et je lui ai demandé
" Parmi les Ténèbres,
Comment as-tu construit ce lieu?
Comment as-tu fait ces habits?
Comment as-tu cultivé cette nourriture? "
Et Lilith sourit et dit,
"Contrairement à toi, je suis Eveillée.
Je vois les Fils qui tournent autour de toi.
Je fait ce dont j'ai besoin par le Pouvoir. "
"Éveille-moi, dans ce cas, Lilith,' dis-je.
"J'ai besoin de ce Pouvoir.
Alors je pourrais faire mes propres vêtements;
Faire ma propre nourriture,
Faire ma propre Demeure. "
L'inquiétude marqua le front de Lilith.
" Je ne sais pas ce que l'Eveil te fera,
Car tu es réellement maudit
Par ton Père.
Tu pourrais mourir.
Tu pourrais être changé a jamais. "
Caïn dit, " Précisément, une vie sans
Pouvoir
Ne sera pas plus dure à vivre.
Je mourais sans tes dons.
Je ne vivrai pas comme ton Servant. "
Lilith m'aimais, et je le savais.
Lilith ferais ce que je lui demanderai,
Même si elle ne le voulait pas.
Et donc, Lilith, Lilith aux yeux vifs,
M'Eveilla.
Elle se coupa avec un couteau
Saigna pour moi dans une coupe.
Je but profondément. C'était doux.
Et alors je tombai dans les Abîmes.
Je tombai éternellement, descendant
Dans les Ténèbres les plus profondes.
La
tentation de Caïn
Et
des Ténèbres
Vint une lueur éclatante
Embrasant la nuit.
Et l'Archange Michael se révéla
à moi.
Je n'avais pas peur. Je l'ai interrogé sur son rôle.
Michael, Général du Paradis,
Brandissant la sainte Flamme,
S'adressa à moi,
" Fils d'Adam, Fils d'Eve, ton crime est grand,
Et cependant la miséricorde de mon Père
Est également grande.
Ne te repentiras-tu pas du mal que tu as fait,
Et laisseras-tu sa miséricorde te purifier? "
Et j'ai dit à Michael,
" Non pas par sa grâce,
mais par la mienne je vivrai, fièrement. "
Michael me maudit, en disant
" Alors, tant que tu marcheras sur cette terre,
Toi et tes enfants craindrez ma flamme vive,
Et elle mordra profondément et savourera ta chair. "
Et au matin suivant, Raphaël vint
Sur des ailes chatoyantes,
Lumières sur l'horizon,
Guide du soleil
Garde de l'Est.
Raphaël parla, et dit
" Caïn, fils d'Adam,
Fils d'Eve,
Ton frère Abel
Te pardonnes pour ton péché
Ne te repentiras-tu pas, et accepteras-tu
La miséricorde du Tout-Puissant? "
Et j'ai dit à Raphaël
" Non pas par le pardon d'Abel,
Mais par le mien, je serai pardonné. "
Raphaël me maudit, an disant
" Alors, tant que tu marcheras sur cette terre,
Toi et tes enfants craindrez l'aube,
Et les rayons du soleil vous chercheront
Pour vous brûler comme le feu
Où que vous vous cachiez toujours.
Caches-toi maintenant car le Soleil se lève
Pour abattre sa colère sur toi. "
Mais j'ai trouvé un endroit secret sous terre
Et me suit caché de la brûlante lumière
du Soleil.
Profondément sous terre, j'ai dormi
Jusqu'à ce que la Lumière du Monde
Soit cachée derrière les montagnes de la nuit.
Lorsque je me suis réveillé
De ma journée de sommeil,
J'ai entendu le son doux d'un battement d'ailes
Et j'ai vu les ailes noires d'Uriel
Enveloppées autour de moi -
Uriel, le faucheur, ange de la Mort,
Le sombre Uriel qui demeure dans les ténèbres.
Uriel me parla calmement et dit
" Fils d'Adam, fils d'Eve,
Dieu Tout-Puissant t'as pardonné pour ton péché.
Accepteras-tu sa miséricorde
Et me laisseras-tu t'amener à ta récompense,
Ne plus être maudit? "
Et j'ai dit à Uriel aux ailes sombres
" Non pas par la miséricorde de Dieu,
Mais par la mienne, je vivrai.
Je suis ce que je suis, je fais ce que je fais,
Et cela ne changera jamais. "
Et alors, à travers le terrifiant Uriel
Dieu Tout-Puissant me maudit, en disant
"Alors, tant que tu marcheras sur cette terre,
Toi et tes enfants resterez dans les Ténèbres,
Vous ne boirez que du sang
Vous ne mangerez que des cendres
Vous serez toujours comme lors de votre mort;
Ne mourant jamais, continuant à vivre.
Vous marcherez pour toujours dans les Ténèbres,
Tout ce que vous toucherez se réduira à néant,
Jusqu'aux derniers jours. "
J'ai poussé un cri de douleur
Contre cette terrible malédiction
Et déchiré ma chair.
J'ai pleuré du sang.
J'ai recueilli les larmes dans une coupe
Et les ai bues.
Lorsque j'ai levé les yeux
De ma coupe de douleur
L'archange Gabriel
Le noble Gabriel
Gabriel, Seigneur de Miséricorde
m'apparut.
L'archange Gabriel s'adressa à moi,
" Fils d'Adam, Fils d'Eve,
Vois, la miséricorde du Père est plus grande
Que tu ne pourras jamais le savoir,
Car même maintenant il y a une voie ouverte
Un chemin de Miséricorde
Et tu devras nommé cette route [Golconda]
Et en parler à tes enfants,
Car par cette route ils pourront venir
Une fois encore demeurer dans la Lumière. "
Et sur ces mots, les Ténèbres
Se sont dissipées
Comme un voile
Et l'unique lumière était
Les yeux vifs de Lilith.
Regardant autour de moi, je savais
Que je m'étais Eveillé.
Alors que mes énergies
Ont commencé à monter en moi
J'ai découvert comment bouger comme l'éclair
[Celerite]
Comment emprunter la force de la terre
[Potence]
Comme être pareil à la pierre
[Fortitude]
Elles étaient pour moi
Comme respirer l'était autrefois.
Lilith me montra alors
Comment elle se cache des chasseurs
[Obfuscate]
Comment elle suscite l'obéissance
[Dominate]
Et comment elle demande le respect
[Presence].
Puis, m'éveillant d'avantage, je découvrit
Le moyen d'altérer les formes
[Protean]
Le moyen d'avoir une emprise sur les animaux
[Animalisme]
Le moyen pour que les yeux voient au-delà de la vue
[Auspex].
Alors Lilith exigea que j'arrête,
Disant que j'avais dépassé mes limites
Que j'étais allé trop loin
Que je menaçais mon essence même.
Elle usa de ses pouvoirs et m'ordonna de cesser
De par ses pouvoirs, je l'écoutais,
Mais au fond de moi une graine était plantée
Une graine de rébellion
Et lorsqu'elle détourna son visage de moi,
Je m'ouvris une fois de plus, à la Nuit,
Et vis les possibilités infinies
Dans les étoiles
Et sus qu'une voie de pouvoir, une voie de Sang
Etait à ma portée,
Et ainsi je m'éveillais à le voie Ultime,
De laquelle toutes les autres voies
Se développeraient.
Avec ce pouvoir nouveau, je rompis les liens
Que la Dame de la Nuit avait placés sur moi
Je quittais la Reine Damnée ce soir-là,
Me masquant dans les ombres,
Je fuyais les terres de Nod
Et parvint enfin en un lieu
Où même ses démons ne pourraient me trouver.
L'histoire
de Zillah
Laissez-moi
raconter l'histoire de Zillah
Premier amour de Caïn,
Première femme de Caïn,
Le sang le plus suave,
La peau la plus douce,
Les yeux les plus clairs.
La seule des nouveaux enfants de Caïn,
Caïn la désirait,
Et elle n'était pas consciente de son désir,
Se détournant de lui.
Ni les cadeaux, ni les sacrifices,
Ni les parfums, ni les colombes,
Ni les beaux danseurs,
Ni les chanteurs, ni les mésanges,
Ni les sculptures, ni les splendides habits,
Rien ne changeait le cur de Zillah
De pierre en fruit sucré.
Ainsi Caïn tira sur sa barbe
Et s'arracha les cheveux
Et se mit à errer dans les régions inexplorées
La nuit, pensant à elle,
Brûlant pour elle,
Et une nuit Caïn tomba sur
Une Vieille Femme chantant sous la lune.
Caïn dit à la vielle,
" Pourquoi chantes-tu ainsi? "
Et la Vieille répondit,
" Parce que je me languis
De ce que je ne peux avoir ... "
Caïn dit à la Vieille,
" je me languis aussi. Que puis-je faire? "
La Vieille sourit et dit,
" Bois mon sang cette nuit,
Caïn, Père des Damnés,
Et reviens demain soir.
Alors , je t'enseignerai la sagesse de la lune. "
Caïn but au cou dénudé de la Vieille,
Et partit.
La nuit suivante,
Caïn trouva la Vieille dormant sur un rocher.
"Réveilles-toi Vieille Femme. " dit Caïn.
" Je suis revenu. "
La Vieille ouvrit un il et dit,
" J'ai rêvé de la solution pour toi cette nuit.
Bois-moi encore une fois,
Et reviens alors demain soir.
Apporte une coupe d'argile.
Apporte un couteau pointu.
J'aurai alors ta réponse. "
Une fois de plus Caïn prit le sang de la Vieille,
Qui sombra immédiatement dans un profond sommeil.
Quand Caïn revint la nuit suivante,
La Vieille le regarda et sourit,
" Salutations, Seigneur de la bête, "
Dit la Vieille.
" J'ai la sagesse que tu cherches. "
" Prend un peu de mon sang ,
Dans la coupe que tu as,
Et mélange ces baies et ces herbes,
Et bois profondément cet élixir. "
" Tu seras irrésistible.
Tu seras puissant.
Tu seras dominateur.
Tu seras ardent.
Tu seras enthousiaste.
Le cur de Zillah fondra
Comme la neige au printemps. "
Et ainsi Caïn but l'élixir de la Vieille,
Parce qu'il était amoureux de Zillah,
Et qu'il désirait tant son amour en retour.
Et la Vieille rit. La Vieille rit à haute voix.
Elle l'avait trompé! Elle l'avait piégé!
Caïn était furieux comme jamais.
Caïn étendit ses pouvoirs,
Pour déchirer la Vieille avec sa force.
La Vieille gloussa et dit, " Ne le fait pas. "
Et Caïn ne put rien faire contre elle.
La Vieille pouffa et dit, "Aimes-moi. "
Et Caïn ne put rien faire que fixer
Ses yeux anciens, désirant sa peau semblable à du
cuir.
La Vieille rit et dit, " Rends-moi immortelle. "
Et Caïn l'Etreignit. Elle gloussa encore,
Riant avec la pure extase de l'Etreinte,
Car elle ne lui faisait pas mal.
" Je t'ai rendu puissant, Caïn d'Enoch,
Caïn de Nod,
Mais tu me seras lié pour toujours.
Je t'ai fait maître de tout,
Mais tu ne m'oublieras jamais!
Ton sang, puissant comme il l'est désormais,
Liera ceux qui le boiront,
Comme tu l'as fait, une fois par nuit,
Pendant trois nuit.
Tu seras le maître.
Ils seront tes servants, comme tu es le mien.
Car même si Zillah t'aime, comme tu l'as voulu,
Tu m'aimeras pour toujours. Va maintenant,
Et réclame ta promise bien-aimée.
Je t'attendrai dans les lieux les plus sombres,
Pendant que je préparerai plus de potions
Pour ta santé. "
Et ainsi, le cur lourd,
Caïn retourna a Enoch,
Et chaque nuit,
Pendant trois nuit,
Zillah but de son Sire.
Et, la troisième nuit,
Caïn annonça qu'il épouserait
Zillah, sa plus douce Enfant,
Et elle accepta.
L'histoire
de la vieille
Pendant
un an et un jour
Caïn travailla au service
D'une Vieille, qui avec la sagesse du sang,
L'avait lié aussi sûrement
Que n'importe quel prisonnier.
Elle lui rendrait visite la nuit
Le forçant à lui céder son sang
Pour ses élixirs secrets
Et ses puissantes formules.
Elle prenait les Enfants de ses Enfants,
Et on entendrait plus jamais parler d'eux.
Mais Caïn était sage. Il ne but plus jamais son sang.
Et elle ne lui demandait plus de le faire, pensant
Qu'il était toujours son esclave.
Une nuit, Caïn vint vers la Vieille
Dans la forêt,
Et lui parla des terribles rêves
Qu'il avait eu durant son sommeil.
" Je crains pour ma vie, Vieille Femme,
Je crains la prophétie d'Uriel,
Et ma progéniture désire mon sang.
Dis-moi un savoir secret, qui me rendrait
Puissant contre les miens. "
Et la Vieille alla vers un arbre
Fait de bois d'olivier,
Et brisa une branche.
Elle pris un couteau aiguisé
Et tailla la branche.
" Prend ce morceau de bois vivant,
Aiguisé, fort,
Perce le cur de ton enfant capricieux.
Il le rendra immobile,
Et à tes ordres.
Au lieu de se nourrir du sang de ton cur,
Il sentira le poids de ta justice. "
Caïn dit, " Merci, Mère, " et
Avec ca, en un mouvement rapide,
Caïn prit le pieu de bois,
Le brandit et le conduisit,
Profondément dans le cur de la Vieille.
Parce que Caïn, Caïn le sage
Ne s'était pas nourrit sur elle pendant un an et un jour
Et parce qu'il avait forcé sa Volonté
Avec ses mains, il avait rompu le Lien qu'elle avait mis
Sur lui, et prit sa chance.
Elle rit encore, alors que le sang jaillissait
Et se déversait de sa bouche.
Ses yeux déversaient de la haine.
Caïn,
L'embrassa une fois,
Embrassa ses lèvres,
Froides, flétries,
Et la laissa là
Au doux sourire de Raphaël,
Le soleil levant.
L'histoire
de la première cité
Au
commencement il n'y avait que Caïn
Caïn qui avait sacrifié son frère dans un accès
de colère.
Caïn qui fut banni.
Caïn qui fut maudit à jamais par l'immortalité.
Caïn qui fut maudit par la soif de sang,
C'est de Caïn que nous venons tous,
Le Sire de nos Sire.
Durant une époque il vécut
Sur la terre de Nod,
Dans l'isolement et la souffrance
Durant un éon il demeurant seul
Mais le souvenir s'effaçant noya son chagrin.
Et ainsi il retourna au monde des mortels,
Au monde que son frère Seth
Et les enfants de Seth
Avaient créé.
Il revint et fut bien accueilli.
Car nul ne voulait se retourner contre lui,
A cause de la marque qui était posée sur lui
Le peuple vit son pouvoir et le vénéra,
Il devint puissant, et son pouvoir était fort,
Ses manières d'inspirer la crainte
Et de commander étaient grandes.
Et les Enfants de Seth firent de lui le Roi
De leur grande Cité, La Première Cité.
Mais Caïn demeurait seul dans son Pouvoir.
Au fond de lui, la graine de la solitude
S'épanouissait, et devint une sombre fleur
Il vit dans son sang la puissance
De la fertilité
En
appelant les démons
Et en les écoutant murmurer la sagesse
Il apprit la façon de se créer un enfant.
Il en vint à connaître son pouvoir, et, ainsi,
Il décidé d'étreindre un de ses proches.
Et, voici qu'Uriel, le terrifiant Uriel,
Se révéla à Caïn
Cette même nuit
Pour lui dire,
" Caïn, bien que tu sois puissant,
Et marqué par Dieu,
Sache ceci : que chaque enfant que tu créeras
Souffrira de ta malédiction, Que chaque membre de ta progéniture
Parcourra pour toujours la Terre de Nod,
Et craindra la flamme
Et le soleil,
Ne buvant que du sang
Et de mangeant que des cendres.
Et puisqu'ils porteront la graine
De l'envie de leur père,
Ils conspireront
Et se battront toujours entre eux.
Ne condamne pas ceux des petits-enfants d'Adam
Qui cherchent à marcher dans le droit chemin.
Caïn ! Arrête ta redoutable Étreinte ! "
Toutefois, Caïn savait ce qu'il avait à faire,
Et un jeune homme nommé Enosh,
Qui était le préféré des descendants
de Seth,
Supplia d'être fait Fils du Sombre Père.
Et Caïn, bien qu'attentif aux paroles d'Uriel,
Saisit Enosh, et le lia
Dans la sombre Étreinte.
Et ainsi, il advint que Caïn engendra Enosh,
Et ainsi fait, Enosh sollicita un frère,
Une sur, et Caïn, Père complaisant,
Les lui donna, et leurs noms furent
Zillah, dont le sang était le favori de Caïn,
Et Irad, dont la force servait le bras de Caïn.
Et ces Descendants de Caïn apprirent les façons
De créer leurs propres descendants,
Et ils étreignirent davantage d'enfants de Seth,
Sans réfléchir.
Et alors Caïn le sage dit,
" Mettons fin à ce crime.
Il n'y en aura plus d'autres. "
Et comme la parole de Caïn faisait loi,
Ses Rejetons lui obéirent.
La Cité se maintint durant plusieurs âges,
Et devint le centre d'un puissant Empire.
Caïn vieillit prêt de ceux qui n'étaient pas
comme lui.
Les enfants de Seth le fréquentaient
Et lui, en retour, les fréquentait.
Mais le monde s'assombrit avec le péché.
Les enfants de Caïn errèrent ici et là,
S'adonnant à leurs sombres voies.
Caïn ressentit la colère quand ses enfants se battirent
Il découvrit la tromperie quand il les vit
Se disputer
Il connut la tristesse quand il les vit abuser des enfants de
Seth.
Caïn lut les signes
Dans le ciel obscur,
Mais ne dit rien.
Puis vint le grand Déluge, une grande crue qui déferla
sur le monde.
La Cité fut détruite,
Les enfants de Seth avec elle.
A nouveau, Caïn retomba dans une grande tristesse
et retourna à la solitude.
Et il nous abandonna, sa Progéniture, à notre propre
sort.
Nous l'avons retrouvé, après de longues recherches,
Profondément sous terre,
Et il nous pria de partir, disant
Que le Déluge était une punition
Parce qu'il était revenu au monde des vivants
Et avait perverti la vrai loi.
Il nous demanda de partir, afin qu'il puisse dormir.
Ainsi nous sommes revenus seuls pour trouver
Les enfants de Noé,
Et annoncer que nous étions les nouveaux maîtres.
Chacun créa une Lignée
Afin de revendiquer la gloire de Caïn,
Cependant nous n'avions ni sa sagesse
Ni sa retenue.
Une grande guerre éclata, les Anciens contre
Leurs Enfants,
Comme Uriel l'avait dit,
Et les Enfants tuèrent leur parents.
Ils s'élevèrent
Utilisant le feu et le bois
Epées et griffes
Pour détruire ceux qui les avaient créés.
Les rebelles bâtirent une nouvelle cité.
Loin de l'Empire déchu,
Ils réunirent les treize clans,
Qui avaient été dispersés par la grande Guerre,
Et les rassemblèrent tous.
Ils y introduisirent le Clan de la Royauté [Ventrue],
Le Clan de la Bête [Gangrel],
Le Clan de la Lune [Malkavian],
Le Clan des Cachés [Nosferatu],
Le Clan Errant [Ravnos],
Le Clan de la Rose [Toreador],
Le Clan de de la Nuit [Lasombra],
Le Clan des Façonneurs [Tzimisce],
Le Clan du Serpent [Setite],
Le Clan de la Mort [Giovanni],
Le Clan des Guérisseurs [Salubri],
Le Clan de la Chasse [Assamite],
Et le Clan Erudit [Brujah].
Ils firent une magnifique cité,
Et le peuple les adorait tels des dieux.
Il créèrent leur propre Progéniture,
La Quatrième Génération de Caïnites.
Mais ils craignaient la jyhad,
La Prophétie d'Uriel,
Et il était interdit à ces Enfants
D'en créer d'autres de leur espèce.
Ce pouvoir les anciens le gardait pour eux-même.
Lorsqu'un Enfant était créé,
Il était traqué et tué,
Et son Sire avec lui.
Même si Caïn était loin de nous,
Nous sentions son il attentif nous suivre,
Et nous savions qu'il observait nos actions
Et nos voies.
Il maudit Malkav, lorsque celui-ci
Diffama son image
Et le voua à la folie, pour toujours.
Quand Absimiliard fut trouvé s'adonnant
A ses penchants infâmes sur ses propres Enfants,
Caïn posa sa main sur Absimiliard,
Et lui dit qu'il porterait éternellement
Sa malfaisance
Et déforma son visage.
Il nous maudit tous, pour avoir tué
Les meilleurs de ses Enfants, la Seconde Génération,
Puisque nous les avions traqués un par un,
Zillah la Magnifique, Irad le Puissant,
Et Enoch le premier Souverain..
Et nous les pleurions tous, comme nous étions tous
De la même espèce,
Et tous des familles des enfants de Caïn.
Bien que cette cité fut aussi grande que celle de Caïn,
Elle vieillit.
Comme le font toutes les choses vivantes, elle commença
A mourir lentement.
Les dieux ne virent pas tout de suite la vérité
Et quand ils regardèrent enfin autour d'eux
Il était trop tard.
Car, comme Uriel l'avait dit,
La graine du Mal plantée
Fleurit en une rose rouge sang,
et Troile, l'Enfant de l'Enfant de son Enfant,
S'éleva et tua son Père,
Brujah.
Et dévora sa chair.
Alors la guerre causa la perte de la cité
Et rien ne serait plus comme avant.
Ceux de la Troisième Génération virent leur
cité détruite
Et leur pouvoir s'éteindre,
Et ils furent obligé de s'enfuir,
Leur Progéniture avec eux.
Mais beaucoup furent tué dans leur fuite,
Car ils étaient devenu faibles.
Et bientôt il y eu beaucoup de nouveau membre de la Famille,
Qui régnèrent sur la surface de la Terre,
Mais cela ne pouvait durer.
Au bout d'un certain temps, il y eut trop de membres
De la Famille
Et il y eut à nouveau une guerre,
Les Anciens était déjà au fond de leurs cachettes,
Car ils avaient appris la prudence,
Mais leur Enfants avaient fondés
Leur propres cités et Lignées,
Et ce sont eux qui furent tués
Dans la grande vague de guerre.
Cette guerre fut si absolue,
Qu'il ne reste plus personne de cette Génération
Pour parler d'eux.
Des vagues de mortels furent envoyées à travers
les continents
Afin d'écraser et de brûler les cités
De la Famille.
Les mortels pensaient mener leurs propres guerres.
Mais c'est pour nous qu'il versaient leur sang.
Une fois cette guerre terminée,
Tous les membres de la Famille se cachèrent les uns des
autres
Et des humains qui les entouraient.
C'est dissimulés que nous reposons aujourd'hui,
Car la jyhad continue encore.
Et nul ne pourra dire quand Caïn se relèvera de nouveau,
De son sommeil dans la terre,
Et appellera la cité Géhenne,
La Dernière Cité, la Cité du Jugement.
Car la jyhad continue encore.
Paroles Les Commandements de Brujah
Débarrassez-vous
des entraves de l'esprit des Anciens,
Plongez en vous-même et voyez la vérité révélée.
La Vérité, comme la vérité est vue,
Illuminera votre âme et soignera vos blessures.
Sachez qui vous êtes, avant tout,
Et soyez fidèles à vous-même.
Vous êtes mes enfants, tous,
Mais je vous briserai comme une poterie abîmée
Plutôt que de voir votre faiblesse
Soyez ce que vous êtes et non une copie abîmée
issue de mon moule.
Les
Mots de Gangrel à ses Enfants
Las,
mes Enfants, vous parcourez la terre,
Errant loin et portant ces Mots.
Bouger un pas avant
Ceux qu'on voit sous la Lune.
Ne demeurez jamais dans la faiblesse.
Gardez vos enfants loyaux.
Marchez la tête haute.
Laissez la Bête vous diriger.
Marquez là où vous chassez,
Afin que vos frères et soeurs le sache
Et ne s'y introduise pas.
Prenez tous ce dont vous avez besoin,
Mais soyez conscients que les proies peuvent devenir les chasseurs
Et ce sont eux qui nous trouveront
Peu importe où nous fuyions.
Que vous soyez troublé
Partez et nourrissez-vous seulement des animaux
Pendant une lune
Dormez dans la terre
Et buvez de l'eau douce.
Vous entendrez ma voie dans vos oreilles
Comme le cri lointain d'un oiseau
Ou le rugissement d'un lion.
Et vous saurez quoi faire.
Ne laissez personne dire que La Maison de Gangrel
N'est pas honorable
Ne laissez personne dire que nous ne sommes pas brave
Ne laissez personne dire que nous ne sommes pas juste.
Vous, des enfants de la Bêtes, des enfants des Ténèbres,
Êtes les premiers parmi la Famille.
Les
Paroles de Malkavian
Dans
le fracas chantant de minuit
Par les instants de corail du temps
A travers les portes sanglantes du paradis
Au-delà des questions dans mon esprit.
Amenant le changement si rapidement
Amenant la peur de la nuit
Amenant le sang des amants
Amenant l'odeur de la peur
Je vous vois regarder là où je marche
A travers les champs de jasmin éclairé par la lune
Écoutez attentivement lorsque je parle
Des étoiles et de leurs passés d'amants
Au-delà des champs de coquelicots, brûlant avec éclat
Dans les tours d'Ossements Noircis
Suivez-moi, Bâtard de Caïn,
Venez avec moi. Je n'ai pas de maison.
Comme je draine doucement le sang de votre vie
Comme vous soupirez dans mes mains chaudes
Comme je suce votre folie
Coulant presque comme des bandes de pourpre.
Je danse la danse des fous,
Et prie pour que vous me trouviez fou
Car si vous posez vos mains sur la source
Vous me connaîtrez sans illusion
Et me trouverez coupable de vérité.
Les
Paroles de Nosferatu
Vous
êtes les enfants de l'Ombre
Vous êtes les fils et les filles
Des Ténèbres
Cherchez les lieux les plus sombres
Faites-les vôtres
Nourrissez-vous sur les dépravés, nourrissez-vous
sur les pécheurs,
Nourrissez-vous sur les âmes mauvaises
Car tel est notre régime, telle est la volonté de
notre Père,
Notre pain quotidien.
Mes enfants, ne regardez pas vos visages pour me maudire,
Car je sais la beauté qui repose à l'intérieur,
Et il n'y aura jamais de plus grande beauté.
Les
Mots de Toreador à ses Enfants
Dans
la paix, vous connaîtrez la beauté, dans la beauté
vous connaîtrez la vérité,
Dans la vérité vous connaîtrez l'amour, dans
l'amour, vous connaîtrez la paix.
Mes enfants, mes créations, mes belles créatures
Regardez et écoutez, écoutez et regardez,
Utilisez votre regard,
Pour voir la vérité dans la beauté,
Utilisez votre rapidité,
Pour restez silencieux,
Utilisez votre beauté,
Pour connaître la vérité.
Mes enfants, mes créations, tous des nobles roses,
Je suis allé chercher vos sculptures,
Je suis allé chercher vos dessins,
Je suis allé chercher vos images,
Je suis allé chercher vos danses
Magnifiques enfants, magnifiques créations
L'or n'est pas si précieux, le miel pas si doux
Le lait pas si pur
Comme le tigre, vous mordez, comme l'aigle, vous plongez,
Comme le chat, vous traquez,
Magnifiques prédateurs!
Douces succubes!
Audacieux incubes!
Goûtez le sang de vierge et trouvez la félicité!
Trouvez la meilleure part de la Joie,
Suivez votre meilleure part de la Joie,
Et sachez que je vous observe, asservis,
Mes enfants, mes créations,
Mes magnifiques.
Les
Mots de Ventrue à ses Enfants
Nous
avons régné sur Enoch! Nous avons régné
sur la Seconde Cité!
Dumuzi! Gilgamesh! Zeus! Jupiter!
Nous sommes chaque grand homme, chaque homme parfait,
Nous régnons, non par la force, mais par le droit.
Soyez les législateur, les faiseurs d'instruments,
Apportez le sacré aux gens,
Préservez le pacte,
Liez ceux qui se rebellent,
Gloire à ceux qui combattent et gagnent,
Gardez toujours de fortes épées autour de vous,
Et des yeux perçants dans votre dos.
Ne pliez pas l'échine par peur du Soleil!
Ne reculez pas devant le feu!
Même si nous somme peut-être maudit
Nous sommes les seigneurs de la Terre,
Et toutes choses tombent sous notre domination.
Les
Paroles de Saulot
Sachez
que vous êtes faits pour être défaits
Vous êtes l'agneau blanc
Le doux sacrifice
Vous êtes la plus grande part de la générosité
de Caïn
Et sur vos épaules doit être son plus grand Péché,
Car seuls parmi les enfants de Caïn
J'ai demandé à Celui d'En Haut le pardon,
Et j'ai été visité par le pire des démons
De Celui d'En Dessous
Ces serpents, qui me mordait durant mon sommeil,
Ces vers infects qui suçaient mon sang,
J'ai appris d'eux à tirer la noirceur du sang
Les blessures de la chair
Le mal de l'âme.
Et même si je dois mourir, vous, mes enfants continuerez
à vivre.
Ouvrez votre oeil, et voyez réellement le monde,
Et sachez que ce que vous faites à présent
Continuera à soigner une autre génération.
Un
Adieu, Interdire la Diablerie
Et
les ennemis de Caïn étaient grands,
Et tombèrent pour avoir combattu sur ses traces
Comme des chiens de chasse, l'odeur ne faiblirait pas
Àtravers le flot et la lune, et beaucoup de travail.
L'adresse des chasseurs était grande,
Alors qu'ils cherchaient leur Père,
Et ils virent ...
Une ancienne Discipline ils utilisèrent pour
Trouver le chemin de Shal-ka-mense.
Ils arrivèrent enfin en ce lieu secret
Ou Caïn se cachait, parmi les eaux
En se dévoilant, Caïn les appelant ainsi,
" Mes nobles fils, mes nobles filles,
Pourquoi avez-vous troublé mon sommeil ? "
Et ils essayèrent d'étreindre leur Père
Avec les objets d'acier
Et des objets de bois,
Mais Caïn l'éclair, Caïn qui bougeait si rapidement,
Ne serait pas stoppé par ceux comme eux.
Sous les eaux ondulant, explosant,
Au-delà des eaux de Veyd-sah-me,
Dans la grotte de Shal-ka-mense
Se rassemblèrent-ils, se rassemblèrent-ils,
Pour étreindre la forme de leur Père endormi.
Le trouvèrent-ils endormi ? ils le trouvèrent vigilant,
Prêt au combat, les yeux brillants,
Souriant a ses anciens Enfants
Engageant la bataille dans la lumière naissante.
Maintenant une par une les étoiles
Efface leur chemin dans le ciel brillant
Maintenant les feux brûlent l'enfer et les cendres
Maintenant la chaleur découvre le bûcher funéraire.
Trop longtemps ! les chasseurs on attendu au loin,
Trop longtemps ! ils ont a Veyd-sah-me
Demeuré assez longtemps pour voir
La lumière de l'Aube sur le visage de leur Père.
Et dans le signe changeant, brûlant,
Ils virent la haine du propre Doigt de Dieu,
Tordant, ondulant, la Parole de Dieu
Qu'il posa sur le destin solitaire de Caïn.
Alors qu'il brûlaient dans des flammes infernales,
Alors qu'ils voyaient la chair fondue,
Alors qu'ils brûlaient avec leurs propres Progéniture
Caïn béni les bûchers funéraires
Apportant son sacrement sanglant.
Ne cherchez pas le sang de vos Anciens
Ne cherchez pas le sang du Sire de vos Sire
Ne cherchez pas le sang qui fait de vous un Parent
Car vous sentirez le bûcher
Quand vous paierez pur votre péché immortel.
De
la Loi de Caïn et de sa punition
Il
est très dur, mes enfants,
De vous prescrire la punition
De brûler,
D'être exsangue,
De la décapitation,
De la torture,
De la paralysie,
De la mort au soleil.
Vous êtes mes Enfants : seul durant
Le reste de l'existence,
Vous êtes mes seuls compagnons,
Pour toujours nous seront liés
De la façon dont les pères sont liés à
leurs fils.
Et maintenant, j'arracherai la mauvaise graine,
J'éliminerai le pire de vous,
Je taillerai mon sombre arbre,
De la manière
Dont mon Père, Adam, me l'a appris.
Proverbes
"
Ne va pas demander conseil au Clan de la Rose, car ils ne donneront
pas une seule réponse. "
" Surveille les Gangrels, et lorsqu'ils sont inquiets, part.
"
" Les premiers à mourir dans la jyhad sont les Nosferatus.
"
" Bénis ceux qui combattent nos ennemis naturels.
Protège le porteur d'eau, le bâtisseur, le croque-morts.
On ne doit pas en faire des proies. "
" Ne laisse pas le prêtre, le poète, ou le paysan
te voir te nourrir. Aucun d'eux ne laissera cela se faire. "
" Que l'Honneur soit ton bouclier, ton épée,
et ta cape : laisse le Ventrue sauver la face, et tu iras loin.
"
" Pour te débarrasser d'un ennemi, survit-lui. "
" La vengeance est meilleur quand le sang est encore chaud.
"
" Sache que de tout temps il y aura un César : paie
lui son dû. "
" Engage le premier combat, gagne la première guerre."
" Surveille tes propres Enfants : sur les lèvres de
tous il y a le goût sucré de la Diablerie. "
" Une goutte de sang, je prend. Deux gouttes, j'accepte.
Trois gouttes, je refuse. "
" Ne traite pas avec les Ténèbres : avec le
temps elles nous prendront tous. "
" Dirige la Bête, ne la laisse pas te diriger. "
" Ne choisis pas tes amis parmi les Poètes, ils chanteront
trop à ton propos. "
" Ne soit pas connu. Recherche les ombres. "
" Prend noblement des femmes. Prend directement des hommes.
Prend doucement des enfants. Prend occasionnellement des animaux.
De la Famille, partage. Des Bête de la Lune, délecte-toi.
"
" Soit comme un Roi : ton devoir sacré est de protéger
le faible et d'affronter le puissant."
Les
signes de la géhenne.
Silence
! Écoutez les cris des corbeaux !
Le calme du vent
Réchauffant les rue
Les tours cachent
Les ténèbres du jour.
Quand les rêves de Lasombra deviennent réalité
Le jour où la lune prend la couleur du sang
Et le soleil s'élève noir dans le ciel,
Voilà le jour des Damnés,
Quand les Enfants de Caïn se lèveront de nouveau.
Et le monde deviendra froid
Et des choses immondes monteront de la terre
Et de grandes tempêtes rouleront, la foudre allumera
Des feux, les animaux s'envenimeront et leurs corps,
Déformés, tomberont.
Alors, aussi, nos Grand-Sires s'éveilleront
De la terre
Ils cesseront leur jeûne
Sur le meilleur d'entre nous
Ils nous consumeront tous.
De
l'Amour.
Et
ils demandèrent à Caïn l'ancien Père,
" Pourquoi nous as-tu ordonné de ne pas Étreindre
Ceux que nous aimions ? "
Et Caïn leur dit, " L'amour est la plus douce pluie
Qui tombe de Celui d'En Haut.
L'amour est le don de la vie.
Ne vous rappelez-vous pas la Malédiction d'Uriel ?
Que nous sommes pour manger seulement des cendres, boire seulement
du sang ?
Le Sang n'est pas une douce pluie. Notre ivresse prend la vie.
"
Et alors les yeux de Caïn prirent l'apparence de Visions,
Et il se calma et parla :
" Mais si l'un d'entre nous
Reçoit le don
De l'amour d'un mortel
Sans la Domination
Ou la Crainte,
Sans contrainte
Un Amour donné librement,
Alors cet Amour cet amour sera
Comme une douce pluie
Même pour le plus humble d'entre nous.
Et bien que nous ne devions pas l'Etreindre,
Il nous nourrira comme si nous soupions à la table de notre
Père
Il satisfera notre soif la plus profonde.
Mais écoutez moi, mes enfants !
Les Enfants de Seth nous haïrons toujours encore et encore,
Car nous sommes leurs prédateurs
Nous sommes leurs Maîtres
Et ils le savent, au fond de leur âme.
Ne cherchez pas l'Amour parmi eux ! Il ne le donneront pas.
ne soyez pas dupe. "
Des
Bêtes de la Lune.
"
Que deviendront
Les Bêtes de la Lune qui nous chassent Père? "
" Il viendra un temps, dans les derniers jours,
Quand les Bêtes de la Lune grandiront difficilement
Et mourront
Comme un loup malade qui doit quitter la meute
ils combattront plutôt que de mourir malade
Et alors ils nous trouveront
Et ils nous tueront.
Faites bien attention, le Clan de la Bête !
Car ils possèderont la clé
Ils ouvriront la voie de la protection
Ils ouvriront la voie de la tromperie
Ils ouvriront la voie de la paix. "
Le
Temps du Sang Clair.
Le
temps viendra, où
La Malédiction de Celui d'En Haut
Ne pourra plus être tolérée
Où la Lignée de Caïn prendra fin
Où le Sang de Caïn sera faible
Et il n'y aura plus d'Etreinte
Pour ces Enfants
Car leur sang sera comme de l'eau,
Et la Puissance de ce sang se ternira
Alors vous saurez à ce moment
Que la Géhenne sera bientôt sur vous.
L'Eveil
du Sombre Père
Le
temps viendra,
Quand les têtes de trois Princes
Regarderont l'ardeur de l'aube
Sur une colonne blanche.
Le temps viendra
Quand une soif ancienne s'éveillera
Au fond des forêts nordiques
Et consumera tous ses enfants
Le temps viendra
Quand des Ténèbres Anciennes s'agiteront
Profondément sous une cité oubliée
Et surprendra les Anciens, ses Enfants
Par ces signes, vous saurez
Que le Sombre Père, bâtard de Caïn,
Se réveillera, et boira profondément le Sang
Qui lui aura été sacrifié
Par ces signes, vous saurez
Que le temps est venu de présenter vos droits
Pour la sauvegarde de vos Clan,
Pour combattre le Sombre Père.
De ces signes, vous devrez savoir,
Que la Géhenne attend, à la porte même,
Comme un acteur attend en coulisses
Elle vient ! Elle est proche !
Le soleil brille noir !
La lune brille de sang !
La Géhenne viendra bientôt.